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![]() Musique Concert du 3 mai à Notre Dame Paris, Notre Dame le 3 mai 2004, à 20h30 Le concert organisé à Notre Dame de Paris le 3 mai 2004 par le Ministère de la Culture de Pologne et par l'Institut Adam Mickiewicz se composera de deux parties.
Dans la première partie du concert le Choeur de Garçons de Poznan sous la direction de Jacek Sykulski interprétera a cappella les oeuvres suivantes: 1. St. Godric – Christ and St. Marie 2. Waclaw de Szamotuly – A la nuit tombante 3. Andrzej Koszewski – Miserere 5. John Tavener – Song for Athene 6. Olivier Messiaen - O Sacrum convivium 7. Migaugas Urbaitis - Lacrimosa 8. Gabriel Faure - Cantique de Jean Racine 10. Fryderyk Chopin/ arr. A.Koszewski – Souhait 11. arr. Jerzy Kurczewski – "Krakowiak" de Kosciuszko (La durée prévue de la première partie: 40 min.) Réalisation : Le Choeur de Garçons de Poznań sous la direction de Jacek Sykulski II partie Karol Szymanowski – STABAT MATER op. 35 pour soprano, alto, baryton, choeur et orchestre Réalisation: Barbara Kubiak – soprano, Jadwiga Rappé – alto, Jaroslaw Brek - baryton ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE POZNAN sous la direction José Maria Florêncio LE CHOEUR DE GARçONS DE POZNAN – préparation Jacek Sykulski Le programme du concert du Chœur de Garçons de Poznan réunit des chefs-d’œuvre de la musique sacrée européenne et polonaise.
Datant du XVIème siècle, les compositions de Waclaw de Szamotuly constituent l’un des témoignages éloquents du développement prodigieux que la culture polonaise connut à cette époque. "Juz sie zmierzcha" (À la nuit tombante), prière du soir, action de grâce pour une journée fructueuse qui accompagne le coucher du soleil, s’exprime dans le silence à travers des moyens musicaux d’une grande simplicité. La beauté de cette composition, qui jouit d’une popularité considérable dans la pratique chorale, réside dans la tonalité et la cohérence de l’interprétation. Le "Miserere" de Andrzej Koszewski, compositeur contemporain dont les créations figurent au répertoire de nombreux chœurs d’importance. D’un grad dynamsime, ce "Miserere" exprime un appel à la miséricorde, tel que tout homme du XXIe siècle, indépendemment de ses convictions réligieuses, pourrait le proférer. Les compositions de John Tavener et du grand Olivier Messiaen recèlent l’essence même de l’élément sacré dans la musique de notre continent. Œuvre d’un grand mystique de la musique, "Sacrum convivum" pour chœur de garçons, impressionne par sa profondeur et son ingénuité. La composition se caractérise d’un rythme spécifique, original ; elle amène ses interprètes à construire une unité spirituelle. JACEK SYKULSKI, COMPOSITEUR ET DIRECTEUR
D’une construction subtile, le chant d’amour "Zyczenie" (Souhait) dans l’arrangement pour chœur d’Andrzej Koszewski, témoigne du sens de l’humour raffiné du compositeur. La première partie du concert s’achèvera par l’interprétation du "Krakowiak", une mélodie charmante et pleine de tendresse, dédiée au héros national polonais, Tadeusz Kosciuszko. L’arrangement pour le chœur met habilement en relief le caractère patriotique de l’œuvre, son essence nationale, polonaise. Marcin Poprawski STABAT MATER La seconde partie du concert sera consacrée à l’interprétation de "Stabat Mater" de Karol Szymanowski, op. 53, pour soprano, alto, baryton, chœur et orchestre. Cette œuvre qui évoque la détresse de la Mère du Christ crucifié, est généralement considérée comme le chef-d’œuvre absolu du compositeur. Accessible et émouvant, le "Stabat Mater" n’a jamais cessé d’impressionner profondément les auditeurs, depuis sa création en 1929. Pour Szymanowski, la composition de cette œuvre avait été une expérience fondamentale, quoique difficile : à travers elle, il a accompli un acte de catharsis, en se libérant du raffinement excessif, luxuriant qui avait caractérisé ses précédentes pièces. Achevé en 1926, le "Stabat Mater" fut décrit par son auteur comme un “hymne d’une ingénuité primitive” essentiellement polonais. En effet, la composition impressionne par l’harmonie parfaite où s’accordent l’élément folklorique, l’inspiration religieuse et le style archaïsant, ainsi que par l’extrême sobriété des moyens d’expression. À l’époque de la création du "Stabat Mater" Szymanowski était fasciné par d’anciennes techniques de composition et formes musicales telles que l’organum (il qualifie les compositions de Pérotin, qui travailla dans la Cathédrale de Notre-Dame entre 1180 et 1230, de « chefs-d’œuvre modernistes »!), le motet et le contrepoint de Palestrina. Le compositeur se livrait également à l’analyse du Gloria de la Messe de Mikolaj de Radom, compositeur du XVème siècle, et des œuvres de Waclaw de Szamotuly. L’inexprimable beauté de son "Stabat Mater" réside dans la simplicité de mélodie, qui s’accorde parfaitement à la matière harmonique modale. Le compositeur y fait valoir ses expériences antérieures ; il tire toutes les conséquences de Slopiewnie, en se référant surtout au troisième chant du cycle, "Saint François". Le solo de soprano de la sixième et dernière partie de l’œuvre, repris dans le final par le chœur, est considéré par Szymanowski lui-même comme la plus belle de ses compositions. Oeuvre majeure dans l’histoire de la musique polonaise, le "Stabat Mater" de Szymanowski a inspiré de nombreuses compositions postérieures, en particulier la IIIe Symphonie, dite “Symphonie des lamentations” de Henryk Mikolaj Gorecki. Le "Stabat Mater" de Szymanowski fut composé sur la version polonaise de la séquence latine (traduction de Jozef Jankowski, 1865 – 1935), mais il est également possible de l’interpréter avec le texte latin original. Piotr Deptuch Responsable du projet Henri Szulborski, vice-recteur de la Mission catholique polonaise de France Notre-Dame de Paris Place du Parvis-Notre-Dame, 75004 Paris |