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![]() Arts visuels 1er août - 5 octobre 1944: L’insurrection de Varsovie Paris, Hôtel de Sully du 26 juin au 10 septembre 2004 Deux villes en Europe se soulevèrent en août 1944 : Paris et Varsovie. Paris, libéré grâce à l’aide immédiate du général Leclerc, évita la destruction. Varsovie connut un sort plus cruel. Après l’écrasement du ghetto en janvier 1943 (plus de 50 000 morts, après les 250 000 déportés au camp d’extermination de Treblinka six mois auparavant), c’est la ville entière qui se souleva le 1er août 1944 contre l’occupant nazi. Mais elle attendit de l’aide en vain : l’Armée rouge, stationnée de l’autre côté de la Vistule, resta sans réagir. L’Insurrection dura plus de deux mois et se solda par le massacre de 200 000 civils, ainsi que par la destruction totale de la ville.
A l’occasion du soixantième anniversaire de cet événement tragique, une exposition à l’Hôtel de Sully (Paris) a pour but de relater cette bataille, qui fut la plus sanglante en Europe centrale durant la seconde guerre mondiale. A l’aide d’une scénographie utilisant les nouvelles technologies muséographiques, elle entend montrer que le droit à la souveraineté se paye parfois d’un prix très élevé, dont Varsovie dut en cette occasion s’acquitter avant de représenter, aux yeux des autres Européens, une capitale de la liberté. "Cette exposition nous permet de découvrir par des photographies, un pan des plus tragiques de l'histoire polonaise. La ville de Varsovie, vient d'ouvrir au début du mois d'août 2004, un musée de l'insurrection pour rendre hommage aux 18 000 insurgés et 150 000 civils qui ont péri dans les combats qui durèrent 63 jours. Un des protagonistes, le photographe Sylwester Braun (décédé en 1996 et qui était allé vivre à l'étranger après la guerre), a lui même apporté en 1981, au musée historique de Varsovie, 1520 négatifs inédits qui depuis ont fait l'objet d'expositions et de publications. (...) L'exposition qui rassemble près de 200 photographies prises par les insurgés eux-mêmes, s'organise autour de 4 thèmes : Le combat : photographies originales des constructions de barricades, prise des lieux les plus importants, ainsi que des tirages numériques de grand format, suspendus. Souvenons-nous d'eux : portraits de gens connus ou d'anonymes, infirmières, estafettes, combattants…Tous ceux qui sont restés dans les mémoires, immortalisés par l'objectif des reporters tels que Eugeniuz Lokajski, Joachim Joachimczyk, Sylwester Kris BrauN ou Irena Kumant Skotnicki. La vie quotidienne dans la ville : les problèmes d'approvisionnement, les messes célébrées en plein air, les tombes dans les cours d'immeubles, les mariages, la vie dans les caves, les activités culturelles…. La mort de la ville : tirages numériques et deux installations qui mettent en scène la capitulation, l'abandon de la ville tant par les sections d'insurgés que par la population civile, la destruction de Varsovie puis la reprise de la vie sur les ruines et enfin la reconstruction. (...)" © Didier Gualeni / Photosapiens Responsable du projet Joanna Bojarska-Syrek Hôtel de Sully 48 rue Saint-Antoine, 75004 Paris Tél. 01 42 7447 75 |